Le SARS-CoV-2 présente un tropisme élevé pour les glandes salivaires, pouvant entraîner une sialoadénite chronique. Cette entité inflammatoire peut cliniquement et échographiquement imiter des néoplasmes bénins, compliquant l'approche diagnostique préopératoire. Ce rapport de cas concerne une femme de 38 ans, non fumeuse, présentant une masse parotidienne gauche en augmentation progressive développée 8 semaines après une infection par COVID-19. L'échographie a révélé un nodule hypoechogène vascularisé, et une cytologie par aspiration à l'aiguille fine (CFAAF) a diagnostiqué un tumeur de Warthin. Elle a subi une parotidectomie superficielle avec préservation du nerf facial. En postopératoire, elle a développé une paresie transitoire de la branche marginale mandibulaire et un sérome au site chirurgical, tous deux résolvant favorablement avec une gestion conservatrice. Le rapport histopathologique définitif a confirmé une sialoadénite chronique, excluant tout processus néoplasique. La métaplasie oncocytaire et l'hyperplasie lymphoïde, typiques de l'inflammation chronique post-virale, imitent étroitement l'architecture cellulaire d'une tumeur de Warthin, entraînant des diagnostics cytologiques faussement positifs. Il est impératif de maintenir un haut indice de suspicion pour les masses parotidiennes chez les patients ne présentant pas le profil épidémiologique classique mais ayant un antécédent récent de COVID-19. De plus, les chirurgiens doivent anticiper des difficultés techniques intraopératoires significatives dues à la fibrose inflammatoire, ce qui augmente le risque de morbidité postopératoire.
Alejandra et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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