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Objectifs : Il existe une pénurie de données évaluant si l'hyperglycémie à l'admission est associée à des issues défavorables chez les patients traumatisés. Nos objectifs étaient de déterminer si l'hyperglycémie à l'admission était prédictive de l'issue chez les patients traumatisés en état critique. Méthodes : Des données prospectives ont été collectées quotidiennement sur 1 003 patients traumatisés consécutifs admis en unité de soins intensifs sur une période de 2 ans. Les diabétiques ont été exclus. Les patients ont été stratifiés par le niveau de glucose sérique à l'admission (<200 mg/dL contre ≥200 mg/dL), l'âge, le sexe, le score de gravité des blessures et d'autres facteurs de risque préexistants. L'issue a été mesurée par l'incidence d'infection, les jours de ventilation, la durée de séjour à l'hôpital et la durée de séjour en unité de soins intensifs, ainsi que la mortalité. Des modèles de régression linéaire multiple ont été utilisés pour déterminer le niveau de signification. Résultats : Deux cent cinquante-cinq des 1 003 (25 %) patients ont été admis avec hyperglycémie durant la période d'étude. La majorité (78 %) des admissions étaient causées par des blessures contondantes. Les patients masculins représentaient la majorité de la population de l'étude (73 %) ; cependant, les patientes étaient plus susceptibles d'être hyperglycémiques à l'admission (p = 0,015). Les patients avec hyperglycémie avaient un taux d'infection et une durée de séjour à l'hôpital globalement plus élevés. Le groupe hyperglycémique avait un risque de mortalité 2,2 fois supérieur une fois ajusté pour l'âge et le score de gravité des blessures. Conclusion : L'hyperglycémie à l'admission est un prédicteur indépendant de l'issue et de l'infection chez les patients traumatisés. De futures enquêtes sur les effets de l'hyperglycémie sont justifiées.
Sung et al. (Ven,) ont étudié cette question.