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CONTEXTE : Les médecins, avocats et agences de justice criminelle ont besoin de méthodes pour évaluer la vulnérabilité à la radicalisation violente. En synergie, les interventions en santé publique visent à prévenir l'émergence de comportements à risque ainsi qu'à prévenir et traiter de nouveaux événements de maladie. Cet article décrit une nouvelle méthode d'évaluation de la vulnérabilité à la radicalisation violente, puis examine le rôle des causes précédemment rapportées, y compris une mauvaise santé auto-évaluée, l'anxiété et la dépression, les événements de vie défavorables, la pauvreté, la migration et les facteurs socio-politiques. L'objectif est d'identifier des axes pour une intervention préventive. MÉTHODES : Une enquête transversale d'un échantillon de population représentatif d'hommes et de femmes âgés de 18 à 45 ans, d'origine musulmane, recrutés par échantillonnage par quota selon l'âge, le sexe, le statut professionnel, dans deux villes anglaises. Les principaux résultats incluent la santé auto-évaluée, les symptômes d'anxiété et de dépression (troubles mentaux courants) et la vulnérabilité à la radicalisation violente évaluée par les sympathies pour la protestation violente et les actes terroristes. RÉSULTATS : 2,4 % des gens ont montré une certaine sympathie pour la protestation violente et les actes terroristes. La sympathie était plus susceptible d'être exprimée par des moins de 20 ans, ceux en formation à plein temps plutôt qu'en emploi, ceux nés au Royaume-Uni, ceux parlant anglais à la maison et les personnes à hauts revenus (> 75 000 £ par an). Les personnes avec une mauvaise santé auto-évaluée étaient moins susceptibles de montrer des sympathies pour la protestation violente et le terrorisme. Les symptômes d'anxiété et de dépression, les événements de vie défavorables et les attitudes socio-politiques ne montraient pas d'associations. CONCLUSIONS : Les sympathies pour la protestation violente et le terrorisme étaient rares parmi les hommes et les femmes âgés de 18 à 45 ans, d'origine musulmane vivant dans deux villes anglaises. La jeunesse, la richesse et le fait d'être en formation plutôt qu'en emploi étaient des facteurs de risque.
Bhui et al. (Mer,) ont étudié cette question.