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Cette revue examine la faisabilité de réduire ou d'éliminer les trois grandes catégories d'erreurs de diagnostic en médecine : les "erreurs sans faute" se produisent lorsque la maladie est silencieuse, se présente de manière atypique ou mime quelque chose de plus courant. Ces erreurs vont inévitablement diminuer à mesure que la science médicale progresse, que de nouveaux syndromes sont identifiés et que les maladies peuvent être détectées plus précisément ou à des stades plus précoces. Malheureusement, ces erreurs ne pourront jamais être éradiquées, car de nouvelles maladies émergent, les tests ne sont jamais parfaits, les patients ne respectent parfois pas les prescriptions, et les médecins choisiront inévitablement, à certains moments, le diagnostic le plus probable plutôt que le bon, illustrant le concept de faillibilité nécessaire et la nature probabilistique du choix d'un diagnostic. Les "erreurs systémiques" jouent un rôle lorsque le diagnostic est retardé ou manqué à cause d'imperfections latentes dans le système de santé. Ces erreurs peuvent être réduites par des améliorations du système, mais ne peuvent jamais être éliminées car ces améliorations prennent du retard et se dégradent avec le temps, et chaque nouvelle correction crée l'opportunité d'erreurs nouvelles. Les compromis garantissent également que les erreurs systémiques persisteront, lorsque les ressources sont simplement déplacées. Les "erreurs cognitives" reflètent des diagnostics erronés dus à une collecte ou une interprétation de données défectueuses, à un raisonnement défaillant, ou à une connaissance incomplète. Les limites du traitement humain et les biais inhérents à l'utilisation d'heuristiques garantissent que ces erreurs persisteront. Toutefois, des opportunités existent pour améliorer l'aspect cognitif du diagnostic en adoptant des changements au niveau du système (par exemple, des secondes opinions, des systèmes de soutien à la décision, un accès amélioré aux spécialistes) et par une formation conçue pour améliorer la cognition ou la conscience cognitive. L'erreur de diagnostic peut être considérablement réduite, mais jamais éradiquée.
Graber et al. (Mar,) ont étudié cette question.
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