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Cet article illustre, a partir d'évidences contenues dans le « métatexte », l'existence d'une relation entre la version du roman en vers « Amis and Amiloun » en moyen anglais et celle du ms Karlsruhe 345 écrite en dialecte anglo-normand. Le métatexte est constitué de ces éléments qui sont souvent considérés à part du texte, soit parce qu'ils sont regardés comme facultatifs ou accessoires soit parce qu'ils sont vus comme simplement décoratifs. De tels éléments incluent la ponctuation médiévale, la mise en page, l'enluminure ainsi que la rubrication ou la décoration de lettres et de lettrines. Bien qu'il soit fréquemment ignoré, le métatexte offre aux chercheurs de nombreuses informations de valeur sur l'attitude de l'auteur ou du copiste envers son texte grâce à la nature individuelle des manuscrits. Cette valeur est augmentée quand la transmission des éléments du métatexte démontre qu'ils ont été regardés comme faisant partie intégrale du texte même. C'est le cas pour les versions sus-citées : le taux de corrélations entre la décoration de plusieurs lettrines dans la version anglo-normande et la rubrication des lettrines correspondantes dans le texte anglais est trop élevé pour être le résultat du hasard. En examinant chaque corrélation, l'article démontre que le copiste de la version anglaise a incorporé plusieurs éléments du métatexte existants dans le texte du manuscrit Karlsruhe. De plus, ces éléments ne sont pas trouvés dans les autres versions anglo-normandes. Par conséquent, on peut déduire que ces deux textes manuscrits sont beaucoup plus liés l'un à l'autre qu'il ne le sont aux autres versions manuscrites existantes.
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John C. Ford (2004) studied this question.
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