CONTEXTE : Les exacerbations aiguës de la maladie pulmonaire obstructive chronique (BPCO) sont des contributeurs majeurs de morbidité, de mortalité et de déclin accéléré de la fonction pulmonaire. Bien que de nombreuses exacerbations puissent être entraînées par des facteurs de risque modifiables, un sous-ensemble de patients continue d'exacerber malgré une gestion optimisée basée sur les directives, identifiant potentiellement une population adéquate pour des stratégies thérapeutiques avancées. OBJECTIF : Évaluer la proportion de patients atteints de BPCO instable qui connaissent des exacerbations malgré des soins optimisés et identifier les facteurs de risque modifiables non pris en compte. MÉTHODES : Cette étude transversale a recruté des patients sous thérapie inhalée double ou triple admis pour AECOPD à l'hôpital de Bispebjerg, au Danemark, sur 12 mois. Six à douze semaines après la sortie, les participants ont subi une évaluation systématique du phénotype de la maladie, des obstacles au traitement, des comorbidités et des biomarqueurs d'inflammation de type 2. RÉSULTATS : cellules/L. Une mauvaise adhérence (49,5 %) et des erreurs critiques dans la technique d'inhalation (21,4 %) étaient courantes. Un patient sur cinq avait au moins une comorbidité non diagnostiquée ou non abordée présentant le potentiel de mimer ou d'augmenter le risque d'exacerbations. CONCLUSION : Un tiers des patients atteints d'AECOPD avaient une maladie instable malgré une gestion optimisée. La mise en œuvre de parcours cliniques structurés est essentielle pour aborder systématiquement les obstacles au traitement modifiables et les comorbidités contribuant aux exacerbations récurrentes, et pour identifier des candidats aux thérapies avancées.
Nielsen et al. (Fri,) ont étudié cette question.