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Les recherches par enquête examinant la prévalence de la mauvaise santé utilisent fréquemment des questions globales à item unique, telles que sur les maladies durables, souvent combinées avec une enquête sur les conséquences de la mauvaise santé dans la vie quotidienne. Ces types de questions semblent faire appel à une réponse avec validité apparente et comparabilité. Cependant, une interview d’enquête est aussi un événement interactif et la façon dont les répondants comprennent le sens des questions est importante. L'objectif de cette étude est d'explorer comment le sens des questions de l’enquête sur les maladies de longue durée et les restrictions qu'elles posent sont compris par les répondants. Des données d'entretien qualitatives recueillies auprès d'un sous-groupe de 42 participants dans une enquête finlandaise nationale de 1994 sur les conditions de vie sont utilisées. Cette étude est basée sur une analyse de contenu qualitative des transcriptions verbales de ces entretiens semi-structurés. Deux aspects pertinents de la mauvaise santé ont été distingués : 'maladie' et 'maladie'. Seules les maladies chroniques diagnostiquées médicalement étaient considérées comme des maladies durables par les répondants. Les maladies vécues, non diagnostiquées, étaient plutôt considérées comme 'normales', c'est-à-dire comme des conséquences du vieillissement ou de la situation de vie, ou trop insignifiantes pour être considérées comme des maladies durables. La manière dont la maladie de longue durée était évaluée comme limitant la vie quotidienne était relative non seulement à la gravité de la maladie et à la situation de vie des répondants, mais aussi à l'adaptation à la mauvaise santé. Les résultats suggèrent que la question d'enquête sur la maladie de longue durée capture le sens de la maladie chronique des gens plutôt que la 'maladie, infirmité ou handicap' que la formulation de la question suggère.
Kristiina Manderbacka (Mar.) a étudié cette question.