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Résumé Pourquoi une augmentation de la piété personnelle parmi les musulmans indonésiens ne s'est-elle pas traduite par des gains électoraux pour les partis politiques islamiques ? Pour aider à expliquer ce paradoxe, cet article se concentre sur le rôle des organisations sociales islamiques de masse en Indonésie, Nahdlatul Ulama (NU) et Muhammadiyah. En utilisant une perspective d'économie politique, il soutient que le contrôle sur les ressources de l'État et la fourniture d'installations de bien-être social ont aidé les partis politiques à maintenir le pouvoir au fil des ans et que le NU et Muhammadiyah ont parfois joué des rôles de médiation importants dans ce processus. En prolongeant cette analyse dans la politique contemporaine de l'Indonésie, il propose ensuite que depuis 2004 en particulier, les installations de santé et d'éducation fournies par le NU et Muhammadiyah deviennent moins importantes pour les gens ordinaires par rapport aux services fournis par l'État. Il conclut que cette tendance a affaibli la capacité de ces organisations à canaliser le soutien public vers des partis/candidats politiques et est l'une des raisons pour lesquelles les partis islamiques n'ont pas pu capitaliser sur l'augmentation de la religiosité dans la sphère sociale.
Jacqueline Hicks (ven,) a étudié cette question.