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Résumé En utilisant une technique géostatistique appelée cokriging, la distribution areale de la porosité est d'abord estimée dans un modèle de réservoir simulé numériquement, puis dans un sable de canaux pétrolifères de l'Alberta, Canada. La méthode de cokriging intègre de manière constante les données sismiques de réflexion 3-D avec des mesures de porosité provenant des puits et fournit des estimations linéaires des moindres carrés de ce paramètre, avec une qualification d'erreur. Contrairement aux techniques traditionnelles de cartographie de la porosité assistées par sismique qui considèrent les données comme des observations indépendantes spatialement, l'approche géostatistique utilise des fonctions d'autocorrélation spatiale et de corrélation croisée pour modéliser les variations latérales des propriétés du réservoir. Dans le modèle simulé, l'erreur expérimentale de la porosité en racine carrée moyenne avec le cokriging est 50 % plus petite que l'erreur dans les prédictions reposant sur une régression des moindres carrés de la porosité par rapport au temps de transit dérivé sismiquement dans l'intervalle du réservoir. Dans le réservoir de l'Alberta, une étude de validation croisée aux puits démontre que la procédure de cokriging est 20 % plus précise, dans un sens de moindres carrés, qu'une méthode de régression standard, qui ne tient compte que des corrélations locales entre la porosité et les impédances dérivées sismiquement. Dans les deux cas, le cokriging tire parti de mesures sismiques denses spatialement qui sont indirectement liées à la porosité. En conséquence, comparé aux estimations obtenues par interpolation des données des puits, cette technique améliore considérablement la description spatiale de la porosité dans les zones de contrôle de puits clairsemés.
Philippe Doyen (Sat,) a étudié cette question.