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Les différences sexuelles dans la réactivité thermo- et électrocutaine aux stimuli douloureux et non douloureux ont été étudiées chez 20 femmes et 20 hommes. Les seuils de douleur thermique, de chaleur et de froid ont été évalués sur la main et le pied à l'aide d'un système de thermode Peltier. De plus, les sujets ont utilisé l'estimation de magnitude pour juger de l'intensité de la sensation évoquée par des températures allant de 38 degrés C à 48 degrés C appliquées à l'avant-bras. Pour mesurer les seuils de détection, de douleur et de tolérance de la sensibilité électrocutaine, des impulsions électriques ont été administrées à la main. Les estimations de magnitude de l'intensité de la sensation ont été évaluées pour des stimuli allant de 0,5 mA à 4,0 mA. Aucune différence sexuelle n'a été observée dans les seuils de douleur thermique, de chaleur et de froid. Des différences sexuelles significatives ont été observées dans les seuils de détection électrique, de douleur et de tolérance, avec des seuils plus bas chez les femmes. En correspondance, les estimations de magnitude étaient similaires chez les femmes et les hommes lors de l'utilisation de stimuli thermiques, tandis que les femmes ont jugé les stimuli à partir de 2,5 mA comme plus intenses que les hommes lors de l'utilisation de stimuli électriques. Malgré ces divergences, les mesures de réactivité à la douleur des deux méthodes de stimulation ont montré une corrélation significative. En revanche, aucune corrélation significative entre les méthodes n'a été trouvée en considérant la réactivité aux stimuli non douloureux. Les résultats aident à clarifier les controverses dans la littérature sur la douleur concernant les différences sexuelles. Des résultats affirmant et niant de telles différences pourraient être obtenus au sein d'un même échantillon, la méthode de stimulation étant la variable critique.
Lautenbacher et al. (mar.) ont étudié cette question.