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Le paludisme constitue un problème de santé publique majeur au Ghana. La chimioprévention saisonnière du paludisme (CSP) utilisant une combinaison de sulfadoxine-pyriméthamine et d'amodiaquine est mise en œuvre depuis 2015 dans le nord du Ghana où la transmission du paludisme est intense et saisonnière. Dans cette étude, nous avons estimé la prévalence des porteurs asymptomatiques de P. falciparum dans trois zones écologiques du Ghana, et comparé la sensibilité et la spécificité de différentes méthodes moléculaires pour identifier les infections asymptomatiques. De plus, nous avons examiné la fréquence des mutations dans pfcrt, pfmdr1, pfdhfr et pfdhps, en lien avec la CSP en cours. Un total de 535 écoliers asymptomatiques ont été dépistés par des méthodes de microscopie et PCR (18s rRNA et TARE-2). Parmi tous les échantillons, 28,6 % ont été détectés positifs par la PCR nested 18S, tandis que 19,6 % ont été détectés par microscopie. Une prévalence asymptomatique élevée basée sur la PCR a été observée dans le nord (51 %) comparé au centre (27,8 %) et au sud (16,9 %). La prévalence du mutant quadruple pfdhfr-N51I/C59R/S108N/pfdhps-A437G associé à la résistance à la sulfadoxine-pyriméthamine était significativement plus élevée dans le nord où la CSP a été mise en œuvre. Comparé à 18S rRNA, TARE-2 sert de marqueur moléculaire plus sensible pour détecter les infections asymptomatiques submicroscopiques dans des contextes de transmission élevée et faible. Ces résultats établissent une base pour suivre la prévalence de P. falciparum et la résistance en réponse à la CSP au fil du temps.
Dieng et al. (Tue,) ont étudié cette question.