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Cet article examine le travail des Situationnistes et de leur membre principal, Guy Debord, en rapport avec l'histoire du théâtre et l'histoire du manifeste. Les Situationnistes ont privilégié la rédaction de manifestes à la production d'œuvres artistiques afin d'éviter le sort de l'avant-garde historique, dont l'art provocateur avait été coopté par l'establishment culturel. Malgré cette position pro-manifeste et anti-art, les Situationnistes ont puisé dans le théâtre, envisageant la construction de ‘situations’ théâtrales influencées par le happening new-yorkais émergent ainsi que par des artistes de théâtre modernes tels que Brecht et Artaud. Cet héritage théâtral a suscité une représentation théâtrale récente de leurs activités basée sur Lipstick Traces de Greil Marcus. Ce que cette représentation théâtrale a cependant démontré, c'est que la théâtralité de la ‘situation’ est différente de celle produite sur scène, nous rappelant que les stratégies de la néo-avant-garde ne peuvent pas être facilement transférées à une forme théâtrale traditionnelle.
Martin Puchner (Mon,) a étudié cette question.