Le sexe influence-t-il la réponse à la stimulation et à l'inhibition du système rénine-angiotensine chez les patients atteints de maladie rénale chronique ?
Cette revue met en évidence des différences sexuelles significatives dans la réponse rénale à l'activation et à l'inhibition du SRA, suggérant que les pratiques de prescription uniformes actuelles pour les inhibiteurs du SRA, quel que soit le sexe, pourraient nécessiter une réévaluation.
L'objectif de cette revue est d'examiner les différences sexuelles en réponse à la stimulation et à l'inhibition du système rénine-angiotensine (SRA). Le SRA joue un rôle éminent dans le développement de maladies rénales chroniques, et il existe des différences sexuelles connues non seulement dans le niveau d'expression des composants du SRA, mais aussi dans la façon dont les hommes et les femmes réagissent aux perturbations du SRA. Chez les hommes, les lésions rénales augmentent parallèlement à l'activation accrue du SRA, tandis que chez les femmes, les augmentations d'ANG II ne se traduisent pas nécessairement par une augmentation des lésions rénales. De plus, aussi bien les études épidémiologiques qu'expérimentales ont noté des différences sexuelles dans les bénéfices thérapeutiques après le traitement par inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine et bloqueurs des récepteurs de l'angiotensine. Malgré ces différences, les inhibiteurs du SRA sont les médicaments les plus couramment prescrits pour le traitement des maladies rénales chroniques, quel que soit le sexe. Cette revue examinera comment les hommes et les femmes réagissent à la stimulation et à l'inhibition du SRA, en mettant l'accent sur les maladies rénales.
Jennifer C. Sullivan (Thu,) a étudié cette question.