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La thérapie antirétrovirale hautement active a diminué la mortalité associée au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ; d'autres comorbidités, telles que les maladies hépatiques chroniques, prennent une importance croissante. Nous avons examiné rétrospectivement les causes de décès des patients VIH-séropositifs dans notre institution en 1991, 1996 et 1998-1999. En 1998-1999, 11 (50%) des 22 décès étaient dus à une maladie hépatique au stade terminal, contre 3 (11,5%) des 26 en 1991 et 5 (13,9%) des 36 en 1996 (P=.003). En 1998-1999, 55 % des patients avaient des niveaux d'ARN VIH plasmatique non détectables et/ou des comptes de cellules CD4 >200 cellules/mm(3) dans l'année précédant leur décès. La plupart des patients testés avaient des anticorps détectables contre le virus de l'hépatite C (75 % des patients décédés en 1991, 57,7 % décédés en 1996, et 93,8 % décédés en 1998-1999 ; P=NS). En 1998-1999, 7 patients (31,8 %) ont interrompu la thérapie antirétrovirale en raison d'une hépatotoxicité, contre 0 en 1991 et 2 (5,6 %) en 1996. La maladie hépatique au stade terminal est désormais la principale cause de décès dans notre population hospitalisée de patients VIH-séropositifs.
Bica et al. (Thu,) ont étudié cette question.