Le sujet de l'étude est la spécificité de l'écriture historique dans le roman "Retour à Panjrud" d'Andrei Volos, examiné à travers le prisme de la théorie du nouveau historicisme. L'accent est mis sur la manière dont l'auteur reconstruit l'histoire médiévale de l'Asie centrale par des moyens artistiques, reliant la biographie du poète Jafar Rudaki au contexte historique et culturel plus large de l'ère samanide. Une attention particulière est accordée à la relation entre la connaissance documentaire et l'imagination littéraire, ainsi qu'à l'interaction entre la macrohistoire et les micro-narrations dans la structure du roman. La recherche vise à identifier les manières dont le texte artistique comble les lacunes de la connaissance historique, donne voix à des personnages marginalisés et forme une image multidimensionnelle du passé. Ainsi, le roman est considéré non seulement comme une œuvre sur une époque lointaine, mais aussi comme une forme de réflexion contemporaine sur l'histoire, la mémoire et l'identité culturelle. La méthodologie de l'étude repose sur les principes du nouveau historicisme et comprend une analyse textuelle, comparative et interprétative des stratégies narratives, du système d'imagerie, du chronotope et des méthodes de reconstruction artistique de la réalité historique. La nouveauté scientifique de la recherche réside dans l'analyse du roman d'Andrei Volos comme un exemple d'écriture historique contemporaine, dans laquelle l'imagination artistique n'est pas opposée à l'exactitude historique, mais devient un moyen de compléter des informations perdues ou fragmentaires sur le passé. L'œuvre démontre que l'auteur déconstruit de manière cohérente le récit macro-historique traditionnel, priorisant le destin personnel de Rudaki, les expériences quotidiennes des gens ordinaires et les connexions complexes entre le pouvoir, la religion et la violence. Elle conclut que "Retour à Panjrud" n'est pas une biographie historique au sens strict, mais représente un espace artistique à voix multiples où le passé est interprété en relation avec les enjeux spirituels et culturels des temps contemporains. Le roman démonte les stéréotypes orientaux, révèle la polyphonie de l'expérience historique et affirme que la littérature peut servir de forme essentielle de mémoire culturelle et de connaissance historique.
Liu et al. (Ven,) ont étudié cette question.