L’immaturité neurologique prononcée, mais l’augmentation du poids à la naissance des néonates humains par rapport aux autres primates, connue sous le nom d’altricialité secondaire, est traditionnellement attribuée aux contraintes obstétricales découlant des adaptations pelviennes pour la locomotion bipède et l’accouchement - le soi-disant dilemme obstétrical. L’hypothèse des Énergiques de Gestation et de Croissance (EGG) l'attribue plutôt à un métabolisme maternal contraint. Nous avons testé les hypothèses de l’hypothèse EGG avec des dyades maternofœtales hypothétiques en utilisant des données empiriques sur le champ métabolique maternel et la croissance fœtale. Nos résultats n’ont révélé aucune relation cohérente entre les schémas fœtaux et maternels en ce qui concerne le moment de la naissance. De plus, il n’y a aucune preuve que le cortisol, le mécanisme présumé de la naissance sous l’hypothèse EGG, soit impliqué dans le moment de la naissance chez les humains, remettant donc en question la possibilité que des limitations métaboliques puissent en être le déclencheur. Enfin, nous proposons que l’altricialité secondaire ne résulte pas de simples modifications du timing de la naissance, mais de schémas de croissance hétérochroniques liés à des contraintes obstétricales.
Cordey et al. (Mon,) ont étudié cette question.