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Dans le climat post-11 septembre, l'accent des débats multiculturels dans « l'Occident » s'est tourné vers les minorités musulmanes. Dans le cadre de ces débats, la liberté religieuse est mise en balance avec l'égalité des genres. Cela est amplifié lorsque les communautés musulmanes demandent un plus grand accommodement. Ces demandes sont souvent accueillies par une vive opposition (qui souligne le « danger » que représente un plus grand accommodement religieux pour les droits des femmes), et l'État et ses institutions sont positionnés comme « laïcs » et « neutres », par opposition aux ordres religieux. Cependant, cela ignore les héritages de genre, qui influencent les résultats qui émergent au sein de ces institutions. Une dimension d'un intérêt particulier est celle des conseils de charia qui ont surgi dans le contexte britannique mais pas en Australie. Pour mieux comprendre la trajectoire actuelle de l'accommodement dans chaque État et la croissance de ces corps religieux informels, il est nécessaire d'aller au-delà des débats normatifs sur le multiculturalisme contre le féminisme. S'appuyant sur la théorie institutionnelle féministe, cet article explore la manière dont les politiques multiculturelles de l'État ont créé de l'espace pour des entités religieuses en Grande-Bretagne mais pas en Australie. Il examine également la nature genrée des institutions étatiques formelles, pour souligner que l'apparente « neutralité » des institutions étatiques est une fallacie qui désavantage les femmes musulmanes tout en prétendant être dans leur meilleur intérêt.
Amira Aftab (Samedi) a étudié cette question.