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Helen Fielding a été saluée pour la voix narrative authentique dans Le Journal de Bridget Jones et Bridget Jones : au bord de la raison, mais les critiques soutiennent que les romans sont anti-féministes en raison de l'incapacité de Bridget à se reconstruire et à contrôler sa vie et son récit. Cet argument repose sur des prémisses discutables : que le soi peut être reconstruit et que le contrôle est réalisable. Bridget interroge ces hypothèses, qu'elle identifie comme particulièrement américaines, rappelle Jane Austen, qui traite l'amélioration personnelle avec ironie, et rejette finalement le rêve américain d'un soi parfait tout en embrassant le communautarisme britannique de l'ère Blair qui facilite son succès et celui de son récit. La voix de Bridget est authentique car elle insiste sur le fait que l'expérience d'être incontrôlable et d'être contraint à des relations de dépendance mutuelle est inévitable. La préoccupation de Fielding pour ces questions est écho dans le travail des romanciers britanniques contemporains A. S. Byatt et Anita Brookner.
Kelly A. Marsh (mercredi) a étudié cette question.