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Nous avons étudié l'effet de l'âge sur le rythme circadien du cortisol plasmatique chez 34 sujets normaux, âgés de 18 à 75 ans. Le sang a été prélevé à intervalles de 20 minutes à partir de 20 h, et les données ont été analysées à l'aide du programme PULSAR et de la méthode cosinor. Il y avait une corrélation négative entre l'âge et le moment de la concentration maximale de cortisol (r = -0,548; P = 0,001), le moment de la concentration minimale de cortisol (r = -0,543; P = 0,001) et l'acrophase (r = 0,528; P = 0,001). Lorsque les sujets ont été divisés en ceux de 39 ans et moins et ceux de 40 ans et plus, les moments de la concentration minimale, maximale et de l'acrophase du cortisol étaient significativement plus précoces dans le groupe des plus âgés. L'intervalle entre les niveaux minimaux et maximaux de cortisol n'était pas significativement différent, ce qui est cohérent avec une avance de phase liée à l'âge du rythme circadien du cortisol. Les indices quantitatifs de la fonction surrénalienne, y compris la concentration moyenne de cortisol sur 24 h et le nombre de pics de cortisol ainsi que leur amplitude et leur durée, n'étaient pas différents dans les deux groupes. Il y avait une corrélation négative significative entre l'âge et l'heure habituelle du coucher (r = -0,686; P = 0,001) qui pourrait expliquer, en partie, l'avance de phase chez les sujets plus âgés. Cette observation renforce les preuves selon lesquelles le début du sommeil est un facteur majeur contribuant à la synchronisation du rythme de cortisol. D'autres explications possibles sont que les modifications liées à l'âge du contrôle des rythmes hormonaux et autres ont des influences importantes sur les horaires de sommeil et d'activité, ou que les variables de sommeil et de cortisol n'influent pas les unes sur les autres, mais sont toutes deux l'expression finale d'un changement central.
Sherman et al. (Sun,) ont étudié cette question.