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Le test d'inhibition de l'hémagglutination (HAI) est la mesure principale utilisée pour identifier des souches de virus de la grippe antigéniquement nouvelles. Les tests HAI mesurent la quantité de sérums de référence nécessaire pour empêcher la liaison du virus aux globules rouges. Les avidités de liaison aux récepteurs des souches virales ne sont généralement pas prises en compte lors de l'interprétation de ces tests. Ici, nous avons créé des cartes antigéniques des virus H3N2 humains qui tiennent compte de manière computationnelle de la variation des avidités de liaison aux récepteurs viraux. Ces nouvelles cartes antigéniques diffèrent qualitativement des cartes antigéniques conventionnelles basées uniquement sur les mesures HAI. Nous nous sommes concentrés expérimentalement sur un groupe antigénique associé à une substitution unique N145K de l'hémagglutinine (HA) survenue entre 1992 et 1995. Des expériences de génétique inverse ont démontré que la mutation N145K de l'HA augmente l'avidité de liaison aux récepteurs viraux. Des essais immuno-enzymatiques liés à un anticorps (ELISA) ont révélé que la mutation N145K de l'HA ne prévenait pas la liaison des anticorps ; plutôt, les virus possédant cette mutation échappent aux antisérums dans les tests HAI simplement en s'attachant aux cellules plus efficacement. De manière inattendue, nous avons trouvé un effet antigénique asymétrique de la mutation N145K de l'HA. Une fois que les virus H3N2 ont acquis K145, un épitope impliquant l'acide aminé 145 est devenu antigéniquement dominant. Les antisérums élevés contre une souche H3N2 possédant K145 avaient une réactivité réduite envers les souches H3N2 possédant N145. Ainsi, des mutations individuelles dans l'HA peuvent influencer les regroupements antigéniques des souches en modifiant l'avidité de liaison aux récepteurs et en changeant la dominance des réponses anticorps. Nos résultats indiquent qu'il sera important de tenir compte de la variation de l'avidité de liaison aux récepteurs viraux lors de l'analyse antigénique afin d'identifier de réelles différences antigéniques entre les variantes du virus de la grippe.
Li et al. (Jeudi,) ont étudié cette question.