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Les différentes techniques de contrôle vasculaire hépatique sont présentées, en se concentrant sur les indications et les inconvénients de chacune. Des études cliniques rétrospectives et prospectives mettent en lumière les aspects de la physiopathologie, les indications et la morbidité des différentes techniques de contrôle vasculaire hépatique. De nouvelles perspectives dans ce domaine émergent de l'introduction du préconditionnement à l'ischémie et de l'hépatectomie laparoscopique. Une revue de la littérature basée sur des recherches informatiques dans l'Index Medicus et PubMed se concentre principalement sur des études prospectives comparant les techniques et de grandes études rétrospectives. Toutes les méthodes de contrôle vasculaire hépatique peuvent être appliquées avec une mortalité minimale par des chirurgiens expérimentés et sont efficaces pour contrôler les saignements. La manœuvre de Pringle est la plus ancienne et la plus simple de ces méthodes et est encore privilégiée par de nombreux chirurgiens. L'application intermittente de la manœuvre de Pringle et l'occlusion hémihépatique ou l'occlusion de l'apport avec contrôle extraparenchymal des veines hépatiques majeures sont particulièrement indiquées pour les patients ayant un parenchyme anormal. L'exclusion vasculaire hépatique totale est associée à une morbidité considérable et à une intolérance hémodynamique chez 10 % à 20 % des patients. Elle est absolument indiquée uniquement lorsque une reconstruction extensive de la veine cave inférieure (VCI) est justifiée. Des reconstruction limitées des veines hépatiques majeures et de la VCI ont également été réalisées sous occlusion de l'apport avec contrôle extraparenchymal des veines hépatiques majeures ou même en utilisant la manœuvre de Pringle intermittente. Le préconditionnement ischémique est fortement recommandé pour les patients de moins de 60 ans et ceux ayant des foies stéatosiques. Chaque technique de contrôle vasculaire hépatique a sa place dans la chirurgie du foie, en fonction de la localisation de la tumeur, de la maladie hépatique sous-jacente, de l'état cardiovasculaire du patient et, plus important encore, de l'expérience de l'équipe chirurgicale et d'anesthésie.
Smyrniotis et al. (Mercredi) ont étudié cette question.