La microalbuminurie est très fréquente chez les patients récemment diagnostiqués avec une hypertension essentielle et corrèle avec des marqueurs précoces de dommages aux organes cibles comme la LVH et l'augmentation de la CCIMT.
Contexte : Peu de preuves sont disponibles parmi les patients indiens concernant la signification de la microalbuminurie (MA) dans le contexte de l’hypertension et de la morbidité cardiovasculaire future. Par conséquent, la présente étude a été entreprise pour déterminer la prévalence de la MA chez les patients hypertendus et examiner sa corrélation avec la gravité de l’hypertension, l’hypertrophie ventriculaire gauche (LVH) et l’épaisseur intima-média carotidienne (CCIMT). Matériel et Méthodes : Cinquante patients hypertendus naifs de traitement (âgés de 16 à 80 ans) ont été inclus prospectivement. Tous les patients ont subi un profil métabolique de base, une évaluation urinaire, une échocardiographie et une mesure de la CCIMT, et les données ont été évaluées. Résultats : La MA (définie comme une excrétion urinaire d’albumine dans la plage de 30–300 mg/24 h) était présente chez 44 % des patients récemment diagnostiqués avec une hypertension essentielle. Un nombre significatif de patients présentant une MA avait un indice de masse ventriculaire gauche moyen anormalement élevé par rapport à ceux sans MA. De plus, une corrélation positive a également été observée entre la MA et la LVH. En outre, la CCIMT moyenne était trouvée plus élevée chez les patients avec MA (P < 0,001), 69,2 % des patients avec MA ayant une CCIMT moyenne élevée. La CCIMT avait une corrélation positive avec la MA et la LVH. Conclusions : Cette étude démontre la présence de MA chez un nombre significatif de patients récemment détectés et non traités souffrant d’hypertension essentielle. De plus, la MA avait une relation statistiquement significative avec la LVH et la CCIMT. Ainsi, le dépistage de tous les patients récemment diagnostiqués d’hypertension essentielle pour la MA peut être une stratégie raisonnable pour prédire la présence d’un risque cardiovasculaire futur.
Maggon et al. (2018) ont étudié cette question.
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