Dans ce texte, les auteurs décrivent et rendent compte de leur évaluation d'un programme de déjudiciarisation. Il s'agit d'une alternative à la judiciarisation des clients males des prostituées, accusés en vertu de l'article 213 du Code criminel. Une fois qu'ils ont plaidé coupables à l'accusation, ces hommes sont inscrits dans un programme d'un jour destiné à les informer des désordres sociaux causés par le commerce du sexe. Une fois le programme terminé, l'accusation portée en vertu de l'article 213 du Code criminel est retirée. L'étude a porté sur la situation des participants dans ce programme (N=366). On a mesuré leurs attitudes et connaissances avant et après la tenue du programme, et les résultats semblent indiquer que le programme atteint quelque peu ses principaux objectifs. Après la tenue du programme, les participants tendent à accepter la responsabilité pour leurs comportements, admettent plus facilement qu'ils peuvent avoir une dépendance vis-à-vis de la sexualité et qu'ils sont maintenant moins favorable à la prostitution. Il semble y avoir amélioration significative de leurs connaissances de la loi canadienne sur la prostitution et une meilleure conscience des victimes et des dangers associés à la prostitution. Aussi La grande majorité des participants affirment qu'ils ne tenteront plus d'acheter des services d'une prostituée. Toutefois, un participant sur dix dit qu'il continuera d'utiliser les prostituées. Les auteurs terminent leur rapport en faisant valoir les avantages et les problèmes possibles associés à ce modèle de déjudiciarisation.
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Wortley et al. (2002) studied this question.
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