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Les déploiements IoT modernes nécessitent des investissements considérables qui ne peuvent être justifiés que si les données recueillies peuvent être monétisées, ce qui conduit à la nécessité d'un marché numérique des données. Dans de nombreux cas, le fournisseur des données IoT doit les traiter localement pour la curation, l'agrégation, le traitement des flux, etc. En même temps, le consommateur pourrait s'intéresser à des données à proximité. Ce scénario ressemble à une architecture de calcul en périphérie où les entreprises doivent être capables, en gardant les données sous leur contrôle, de les rendre disponibles de manière sécurisée à d'autres entreprises de manière pair-à-pair, sans avoir besoin d'un intermédiaire dans le cloud (comme le font les marchés traditionnels), maximisant ainsi la localité du traitement et évitant l'existence d'un goulet d'étranglement lorsque l'intermédiaire effectue la livraison des données à des fins de comptabilité. Néanmoins, cela impose une exigence forte : en ne disposant pas d'un marché centralisé, les pairs (vendeur et client) doivent se faire confiance, ce qui, à son tour, nécessite l'application d'un schéma de non-répudiation. Dans cet article, les auteurs proposent une architecture distribuée pair-à-pair pour un tel marché des données qui tire parti des fondamentaux architecturaux du calcul en périphérie, dans laquelle le traitement des données, le filtrage et la génération d'événements basés sur des flux se font dans un nœud de brouillard avec les données, et où les relations, tant les accords commerciaux que la livraison des données, sont effectuées directement entre producteurs et consommateurs sans avoir besoin d'une confiance mutuelle grâce à l'utilisation de principes de blockchain (par exemple, registre distribué, mécanisme de consensus). L'architecture proposée est validée à travers une étude de cas impliquant un ensemble de questions clés concernant la non-répudiation couramment identifiées lors du passage d'un marché centralisé à un marché distribué. De plus, il est démontré que la solution proposée n'apporte aucune limitation par rapport à une solution de marché centralisé, en termes de modèles de tarification (abonnements, paiement à l'utilisation, etc.) ou de conditions d'utilisation (durée du contrat, fréquence des mises à jour, etc.).
Vega et al. (Mon,) ont étudié cette question.