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On présente ici l'évolution des recherches empiriques sur les effets de la chirurgie psychiatrique depuis 1935. Les anciennes techniques de leucotomie frontale aveugle se sont avérées insatisfaisantes; on y avait directement recours surtout contre les psychoses schizophréniques chroniques, mais ces psychoses n'étaient pas soulagées dans l'essentiel de leur symptomatologie par de tels moyens; d'autre part, ces techniques provoquaient des lésions dans la convexité frontale supérolatérale et, de ce fait, étaient la cause de différentes formes de détérioration de la personnalité regroupées sous le syndrome post-leucotomique. Toutefois, durant les vingt dernières années, on a vu se dessiner une indication plus nette des syndromes psychiatriques spécifiques soulagés par lésions limbiques stéréotaxiques précises et judicieuses. Les lésions orbito-frontales, combinées parfois avec des lésions antérieures du cingulum, diminuent les syndromes dépressifs chroniques avec anxiété, syndromes qui sont réfractaires aux autres formes de thérapie. Fait à noter, on constate, dans plus de 50% de ces cas, la disparition permanente des symptomes, que la région visée soit antérieure (déconnexion thalamo-frontale) ou plus postérieure, dans la substantia innominata (déconnexion du système limbique de son extension frontale régulatrice et adaptatrice). Les lésions du cingulum antérieur donnent de bons résultats pour les états obsessionnels d'apparition tardive, surtout lorsqu'ils sont associés à des caractères affectifs et à une atteinte puerpérale. Il semble bien, mais sans certitude, que bon nombre des cas d'aggressivité homicide irrésistible et explosive sont favorablement influencés par une amygdalotomie bilatérale ou par une hypothalamotomie postérieure. Bien différentes des premières opérations aveugles, les lésions limbiques stéréotaxiques précises actuellement pratiquées font apparaître une augmentation post-opératoire de l'intelligence, mesurée à l'échelle Wechsler; elles n'entraînent pas d'extraversion pathologique, mais induisent une baisse du névrosisme.
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Pierre Flor-Henry (1975) studied this question.
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