Des données numériques obtenues avec le capteur thématique (TM) de Landsat et avec le capteur HRV de SPOT ont été comparées en regard de leurs relations par rapport à des paramètres d'accroissement des peuplements de sapins baumiers (Abies balsamea (L.) Mill.), à la structure des peuplements mesurée sur le terrain, à des paramètres de peuplements utilisés dans l'inventaire forestier provincial ainsi qu'à la défoliation causée par la tordeuse à tête noire de l'épinette (Acleris variana [Fern.]) dans l'Ouest de Terre-Neuve. Ces relations ont été étudiées au moyen d'analyses de corrélation, de régression multiple et de régression logistique, et la valeur de ces relations a été évaluée en rapport avec l'aménagement forestier à Terre-Neuve. Des relations faibles mais significatives sur le plan statistique ont été observées entre la réflectance multibande et la surface terrière (données SPOT seulement), le diamètre (données TM seulement), le volume, l'accroissement du volume (données TM seulement), la vigueur des arbres et le taux de croissance. Dans la plupart des cas, les relations étaient plus fortes avec les données TM qu'avec les données SPOT, en raison du fait probablement que la gamme dynamique et la dimensionnalité spectrale du capteur SPOT sont plus faibles. Les relations entre la réflectance spectrale et les paramètres forestiers étaient généralement plus fortes lorsqu'on tenait compte des mesures de croissance telles que le taux de croissance ou l'accroissement du volume que lorsqu'on tenait compte des mesures structurales comme la densité ou le diamètre, sans doute parce que les mesures de croissance peuvent servir d'indices sommaires pour plusieurs aspects de la structures des peuplements. Toutefois, des relations encore plus fortes ont été observées entre la réflectance spectrale et les données utilisées dans l'inventaire forestier, réparties en grandes classes structurales. Lors de l'essai final, les images SPOT ont permis de détecter le niveau de défoliation cumulative avec une précision de l'ordre de 70%, trois ans après la fin de l'infestation.
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Franklin et al. (1995) studied this question.
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