Les verbes psychologiques du type ENNUYER sont liés à deux types d’interprétation en fonction de la forme à laquelle ils sont utilisés : « gêner quelqu’un/être gêné » pour les formes active et passive, et « trouver le temps long » pour la forme pronominale. Nous montrerons que ce corrélat sémantico-syntaxe relève du fait que la forme pronominale des verbes psychologiques prenant l’expérient comme objet direct relève de l’emploi dit neutre des verbes pronominaux, lequel se caractérise par la spontanéité, voire par l’absence de cause. En revanche, dans les formes active et passive la présence d’une cause est mise en relief, ce qui engendre l’interprétation « gêner quelqu’un/être gêné ». Nous montrerons également que la fréquence d’utilisation de la forme pronominale des verbes psychologiques dépend davantage de la notion de spontanéité : des verbes tels que ahurir ou choquer sont peu utilisés à la forme pronominale, puisqu’ils décrivent un événement nécessitant la présence d’une cause. Nous conclurons enfin que cette distinction entre la spontanéité et la présence d’une cause rejoint celle proposée en psychologie entre « émotion » qui nécessite une cause et « humeur » qui implique moins cette notion.
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Carine KAWAKAMI (2026) studied this question.
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