Examines the evolution of preposition usage in lexical domains, suggesting shifts in linguistic patterns over time.
Cette étude examine l'évolution contemporaine de la préposition en à partir de deux domaines lexicaux : les noms de paysages (mer, montagne, etc.) et les espaces fonctionnels (mairie, hôpital, entreprise, etc.). L'analyse s'appuie sur un corpus diachronique d'articles du Monde (1950–1959 vs 2010–2021), complété par des données orales contemporaines et des attestations issues d'Internet. Les résultats invitent à reconsidérer les analyses traditionnelles fondées sur un invariant “fusionnel”. L'exemple canonique “Le marin est en mer”, mobilisé depuis Guillaume pour illustrer la “réversion qualitative”, apparaît en effet marginal. Dans le cadre de la “conceptual integration”, le sens de constructions comme “X est en mer” — y compris celles souvent tenues pour déviantes, telle “Le poisson est en mer” — émerge de “mélanges conceptuels” (“blends”) dont la configuration varie selon les scénarios activés (professionnel, écologique, technologique). S'agissant des espaces fonctionnels, l'étude met en évidence une progression différenciée selon les types de noms (“lieux intérieurs”, “édifices”, “institutions”). L'évolution de en ne procède donc pas d'un mouvement uniforme, mais s'organise en réseaux constructionnels (p. ex. en région/quartier/banlieue ; en cuisine/salle/atelier).
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Dirk Siepmann (2026) studied this question.
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