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Le projet Drómos vise à décrire les parcours de soins dans les maladies rares grâce au chaînage des données de la BNDMR et du SNDS. Nous avons étudié la fertilité et les complications obstétricales des femmes atteintes de lipodystrophie de Dunnigan (FPLD2) suivies dans le réseau PRISIS. Cette étude exposée/non exposée (2010–2022) compare 156 patientes FPLD2 et 459 femmes témoins âgées de 15–50 ans appariées sur l’année de naissance et la commune de résidence. Le nombre de femmes ayant accouché (42/156 vs 142/459), le nombre de grossesses ayant mené à un accouchement (66 vs 205) et l’âge médian à l’accouchement (30,7 [IQR 25,5–34,7] vs 30,2 ans [26,0–34,7]) ne sont pas statistiquement différents dans les groupes FPLD2 et témoin. Néanmoins, le recours aux traitements inducteurs de l’ovulation (clomifène, gonadotrophines) est plus fréquent chez les patientes FPLD2 (9,6 %) vs témoins (4,6 % ; p = 0,028). L’obtention d’un enfant vivant après induction de l’ovulation est aussi fréquente chez les femmes FPLD2 (9/15) que chez les témoins (11/21). La majorité des femmes des deux groupes ont accouché dans l’année après la prescription du traitement inducteur de fertilité (7/9 vs 10/11 ; p = 0,85). Les complications gravidiques associées à l’insulino-résistance sont plus fréquentes dans le groupe FPLD2 vs témoin (diabète [61,9 % vs 13,4 %], hypertension [21,4 % vs 3,5 %] ; p < 0,001) et l’accouchement est plus précoce (38 SA [37–39] vs 39 [38–40] ; p < 0,001). Le projet Drómos montre que l’induction de l’ovulation permet d’obtenir une fertilité chez les femmes FPLD2. Leurs grossesses nécessitent un suivi rapproché en raison des complications gravidiques.
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Donadille et al. (2026) studied this question.
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